Choisir la bonne forme juridique pour un thérapeute relève souvent d’un défi difficile pour les professionnels souhaitant concilier protection patrimoniale, régime fiscal adapté et souplesse d’exploitation. Cet article explore les différents statuts possibles – de la micro-entreprise à la SASU – pour vous guider dans une décision alignée sur votre activité libérale et vos objectifs professionnels. Vous découvrirez les avantages, contraintes et spécificités de chaque structure, avec une analyse fine des formalités, de la responsabilité civile du thérapeute et des régimes sociaux, pour une prise en main sereine de votre exercice.
Sommaire
- Entreprise Individuelle (EI)
- Micro-entreprise (Auto-entreprise)
- Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL)
- Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée (SELARL)
- Société Civile Professionnelle (SCP)
- Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU)
- Comparatif

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Entreprise Individuelle (EI)
L’Entreprise Individuelle (EI) est une forme juridique simple pour les thérapeutes souhaitant exercer en nom propre. La création et la gestion sont moins contraignantes qu’une société. Ce statut convient particulièrement aux activités libérales comme la psychologie ou la psychothérapie.
Les formalités de création d’une EI sont simplifiées. L’entrepreneur individuel exerce en nom propre sans capital social. L’immatriculation se fait en ligne via le guichet unique des formalités des entreprises. Une attestation d’immatriculation est délivrée par l’INPI.
Les revenus d’un thérapeute en EI sont imposés à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Le régime micro-BNC s’applique si le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 77 700 €. Au-delà, le régime de la déclaration contrôlée est applicable.
| Régime fiscal | Seuil de chiffre d’affaires | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Micro-BNC | 77 700 € pour les services | Abattement forfaitaire de 34%, déclaration simplifiée |
| Déclaration contrôlée | Au-delà de 77 700 € | Déduction des charges réelles, obligations comptables plus importantes |
La gestion […] est simplifiée. Aucun statut juridique à rédiger, ni capital social requis. La comptabilité se limite souvent à l’enregistrement des recettes et dépenses. La mention « Entrepreneur Individuel » doit figurer sur les documents professionnels.
Depuis le 15 mai 2022, une réforme importante a modifié le régime juridique de l’Entreprise Individuelle (EI) en France. La loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante a instauré une séparation automatique entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel.
Cela signifie que, sauf exception (notamment en cas de fraude ou de manquement grave), les créanciers professionnels ne peuvent plus saisir le patrimoine personnel de l’entrepreneur (comme sa résidence principale, ses biens personnels, etc.) pour recouvrer les dettes professionnelles.
Avant cette réforme, l’entrepreneur individuel était responsable sur l’ensemble de ses biens, ce qui présentait un risque important en cas de difficultés.
Les cotisations sociales en EI représentent environ 44 % du revenu imposable. Pour plus d’informations, consultez les informations officielles sur les régimes sociaux applicables aux Praticiens et Auxiliaires Médicaux (PAMC). Elles sont calculées en fonction des revenus et sont déductibles en tout ou partie du bénéfice imposable. Les prélèvements s’effectuent mensuellement ou trimestriellement selon les revenus.
L’EI peut évoluer vers d’autres statuts comme l’EURL ou la SASU. La transformation implique généralement la création d’une nouvelle société et la fermeture de l’EI.
L’EI offre simplicité de création et de gestion sans capital social requis. Elle permet d’être soumis à un régime ultra-simplifié en matière de fiscalité. Ses limites résident dans la responsabilité sur le patrimoine et les charges sociales élevées.
Micro-entreprise (Auto-entreprise)
Le régime micro-entreprise s’adresse aux thérapeutes souhaitant démarrer avec peu de formalités. Ce statut simplifié convient aux activités libérales comme la psychothérapie, l’art-thérapie ou la sophrologie. Il permet une gestion administrative allégée adaptée aux praticiens débutants ou exerçant à temps partiel.
Les obligations comptables sont réduites. Le micro-entrepreneur tient un livre des recettes et déclare ses revenus mensuellement ou trimestriellement. La déclaration s’effectue en ligne via l’espace Urssaf. Le bénéfice imposable est calculé après application d’un abattement forfaitaire, sans obligation de bilan annuel.
Le seuil de chiffre d’affaires en 2025 est fixé à 77 700 € pour les services. Dépasser ce plafond deux années consécutives entraîne la sortie du régime. Pour gérer cette limite, le thérapeute peut diversifier ses activités ou opter pour un statut plus adapté en cas de développement.
- Formalités simplifiées : création gratuite et immatriculation rapide via l’URSSAF
- Flexibilité du régime fiscal : option pour le versement libératoire de l’impôt
- Calcul des charges sociales basé sur le chiffre d’affaires réellement encaissé
- Abattement forfaitaire automatique pour les frais professionnels (50% pour les BNC)
Les cotisations sociales se calculent à partir du chiffre d’affaires. Pour les prestations libérales, le taux est de 22,2 % en 2024, augmentant progressivement jusqu’en 2026. Ce prélèvement forfaitaire simplifie la gestion des charges sociales mensuelles ou trimestrielles.
L’abattement forfaitaire représente 34 % des recettes pour les professions libérales. Ce mécanisme réduit le revenu imposable, couvrant l’ensemble des charges professionnelles. Pour un chiffre d’affaires de 10 000 €, l’assiette imposable devient 6 600 € après abattement.
La responsabilité personnelle est engagée en cas de dettes professionnelles. Depuis 2022, le patrimoine personnel est séparé automatiquement. La résidence principale reste protégée, mais une assurance responsabilité civile professionnelle est fortement recommandée pour couvrir les risques spécifiques aux thérapeutes.
La facturation est obligatoire pour les prestations supérieures à 25 €. Les mentions obligatoires incluent le nom, adresse, SIRET, la description de la prestation et la mention « TVA non applicable ». Le thérapeute doit ajouter « Entrepreneur individuel » ou « EI » après son nom sur les documents professionnels.
En cas de dépassement des seuils ou d’évolution de l’activité, le thérapeute peut opter pour l’entreprise individuelle ou créer une société. Découvrez des stratégies pour augmenter votre visibilité en tant que thérapeute. Le passage à une EURL ou SASU permet une meilleure protection du patrimoine et une optimisation fiscale plus poussée selon l’évolution de l’activité professionnelle.
Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL)
L’EURL, ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, est une forme juridique adaptée aux thérapeutes souhaitant exercer en solo tout en protégeant leur patrimoine personnel. Ce statut offre un cadre juridique solide et une certaine souplesse dans sa gestion, tout en permettant de déduire certaines charges et de limiter la responsabilité financière à l’apport en capital.
La responsabilité du thérapeute en EURL est limitée aux apports au capital social. Les créanciers professionnels ne peuvent saisir que les biens de l’entreprise, préservant ainsi le patrimoine personnel. Toutefois, cette protection n’est pas absolue et peut être levée en cas de manœuvres frauduleuses ou de garanties personnelles accordées.
La création d’une EURL implique plusieurs étapes. L’associé unique doit constituer un capital social librement fixé, rédiger les statuts, publier un avis de création dans un journal d’annonces légales, et déposer le dossier d’immatriculation au greffe du tribunal de commerce.
Le choix entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS) dépend de la situation du thérapeute. L’IR est avantageux pour les faibles revenus ou en présence de déficits, tandis que l’IS est préférable pour réinvestir les bénéfices ou bénéficier d’un taux réduit sur les premiers euros de bénéfice.
Le gérant d’EURL relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS) et est affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Ses cotisations sociales représentent environ 45 % de son revenu net, calculées différemment selon l’option fiscale choisie (IR ou IS).
L’EURL doit tenir une comptabilité régulière et sincère, établir des comptes annuels et les déposer au greffe du tribunal de commerce. Bien que le recours à un expert-comptable ne soit pas obligatoire, il est fortement recommandé, surtout sans notions comptables.
L’EURL permet de déduire les dépenses engagées dans l’intérêt direct de l’activité thérapeutique. Explorez des formations certifiantes qui peuvent être éligibles à la déduction. Ces charges déductibles incluent les frais de création, les charges d’exploitation, les frais de déplacement, et une quote-part des frais de domicile si l’entreprise y est domiciliée.
Le gérant d’EURL peut se rémunérer via un salaire ou des dividendes. Le salaire et les dividendes sont soumis aux cotisations sociales et à l’impôt. Le montant de la rémunération est fixé dans les statuts.
L’EURL offre une responsabilité limitée, une gestion simplifiée et le choix entre deux régimes fiscaux. Ses limites résident dans une protection sociale moins avantageuse qu’en SASU et une certaine rigidité dans son fonctionnement comparativement à l’entreprise individuelle ou à la micro-entreprise.
Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée (SELARL)
La SELARL, ou Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée, est une forme juridique réservée aux professions libérales réglementées. Elle permet aux thérapeutes de créer une structure sociale tout en conservant les spécificités de leur activité réglementée, avec une responsabilité limitée à leurs apports.
Conçue spécifiquement pour les professions libérales, la SELARL reprend les principes d’une SARL mais avec des contraintes particulières. Elle permet de regrouper plusieurs thérapeutes sous une même structure juridique tout en préservant leur indépendance professionnelle respective.
Les thérapeutes exerçant en SELARL doivent appartenir à une profession libérale réglementée, comme la psychologie ou la médecine. L’ordre professionnel compétent doit homologuer cette association, garantissant le respect des déontologies spécifiques à chaque discipline thérapeutique.
Ce statut impose des restrictions strictes : tous les associés doivent exercer la même profession et détenir ensemble plus de 50 % du capital et des droits de vote. La société ne peut pas associer des professionnels de disciplines différentes dans le domaine de la santé.
La responsabilité des associés est limitée à leurs apports au capital social. En cas de difficultés financières, seuls les biens de la société sont exposés, préservant le patrimoine personnel des thérapeutes investis dans cette structure.
Cette protection reste toutefois limitée concernant les actes professionnels. Les associés restent personnellement responsables de leurs interventions thérapeutiques, engageant potentiellement leur patrimoine personnel en cas de faute professionnelle avérée.
La création d’une SELARL implique la rédaction de statuts juridiques précis, le dépôt d’un capital minimum, une publication d’annonces légales et une immatriculation au registre du commerce. Un minimum de deux associés est requis pour sa constitution.
Outre les documents classiques (statuts, justificatifs d’identité), une autorisation de l’ordre professionnel concerné est nécessaire. Les statuts doivent être adaptés aux spécificités réglementaires de l’activité thérapeutique exercée par les associés.
La SELARL est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) avec un taux normal de 25 %. Un taux réduit de 15 % peut s’appliquer sur la fraction du bénéfice inférieure à 42 500 € sous certaines conditions.
L’optimisation fiscale repose sur le mix entre rémunération et dividendes. Les cotisations Madelin peuvent être déductibles si la rémunération est soumise au régime réel, permettant une gestion stratégique des charges sociales et fiscales.
Les associés gérants majoritaires relèvent du régime des travailleurs non salariés (TNS), tandis que les minoritaires sont assimilés salariés. Cette distinction influence directement leur protection sociale et le calcul de leurs cotisations.
Les cotisations sociales se calculent sur la rémunération réelle perçue. Les gérants majoritaires paient des cotisations à hauteur de 45 % environ, tandis que les assimilés salariés bénéficient d’une couverture plus étendue avec des cotisations comparables à celles des salariés.
La transmission d’un cabinet en SELARL se facilite par la cession de parts sociales. Cette opération nécessite l’agrément des associés représentant les trois quarts des parts sociales, assurant la continuité professionnelle au sein de la structure.
Les parts sociales cédées doivent être évaluées selon des critères objectifs. La plus-value réalisée peut bénéficier d’abattements si les parts sont détenues depuis plus de deux ans, favorisant la transmission intergénérationnelle.
- Respect d’un code de déontologie validé par l’ordre professionnel compétent
- Protection stricte de la vie privée et des données sensibles des patients
- Exercice uniquement après obtention du consentement éclairé des patients
- Respect des critères de formation réglementaires pour les psychothérapeutes
Les avantages résident dans la protection du patrimoine personnel et la facilité de transmission. Les contraintes incluent la monodisciplinarité obligatoire et la complexité administrative liée à sa gestion comptable et fiscale rigoureuse.
La SELARL convient aux thérapeutes souhaitant exercer collectivement avec une protection juridique renforcée. Elle reste néanmoins moins flexible que d’autres structures pour les praticiens isolés ou les petites structures pluridisciplinaires.
Société Civile Professionnelle (SCP)
La Société Civile Professionnelle (SCP) permet à des thérapeutes d’exercer en commun une profession libérale réglementée. Elle convient aux praticiens souhaitant mutualiser leurs moyens tout en conservant leur indépendance professionnelle. Cette structure juridique favorise le travail collectif avec une gestion partagée des activités.
Seules les professions libérales réglementées peuvent créer une SCP. Cela inclut les médecins, psychologues cliniciens et autres professions soumises à un statut législatif ou réglementaire dans le domaine de la santé. Un minimum de deux associés exerçant la même profession est requis pour sa création.
En SCP, chaque associé est personnellement responsable des dettes sociales, engageant son patrimoine personnel. La société est également solidairement responsable des actes professionnels de chaque membre, ce qui présente des risques importants pour les thérapeutes associés.
La mutualisation permet de partager les coûts fixes comme le loyer et le matériel. Les thérapeutes optimisent leurs ressources, réduisent les dépenses individuelles et peuvent investir dans du matériel de qualité, facilitant ainsi la gestion de leur activité professionnelle.
La gouvernance repose sur les associés en assemblée générale. Les décisions se prennent à la majorité simple ou qualifiée. Un gérant, associé obligatoire, gère les opérations courantes avec la responsabilité d’assurer la cohérence du fonctionnement.
La SCP est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), avec option pour l’impôt sur les sociétés. Les bénéfices imposables sont distribués aux associés selon leurs parts de capital, influençant directement leur régime fiscal et social.
Les associés sont des travailleurs non-salariés (TNS). Leur protection sociale dépend de leur revenu imposable, avec des cotisations calculées sur leur part de bénéfices et éventuelle rémunération, reflétant leur statut professionnel spécifique.
L’entrée se fait par achat de parts ou apport. Le départ peut être volontaire ou forcé, avec rachat des parts. Les statuts définissent les conditions d’intégration et de départ, encadrant ainsi l’évolution de la composition.
La SCP facilite le travail en groupe et la mutualisation des coûts. Ses limites résident dans la responsabilité personnelle engagée et l’impossibilité de regrouper des professions de santé différentes, ce qui structure ses avantages et contraintes.
Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU)
La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) est une forme juridique moderne et flexible adaptée aux thérapeutes souhaitant exercer en solo tout en bénéficiant d’une structure sociétale. Ce statut combine la simplicité d’une entreprise individuelle et les avantages d’une société, avec une protection du patrimoine personnel et des possibilités d’optimisation fiscale.
La flexibilité statutaire de la SASU permet une grande liberté dans l’organisation et la gestion. Le dirigeant définit librement les règles de fonctionnement dans les statuts. Cette adaptabilité convient aux thérapeutes cherchant à structurer leur activité tout en conservant une grande autonomie décisionnelle.
Le patrimoine personnel est séparé de celui de la société. La responsabilité est limitée au montant de son apport au capital. Cette protection reste cependant conditionnelle, pouvant être levée en cas de faute de gestion ou de garanties personnelles accordées aux créanciers.
| Statut | Protection sociale | Régime fiscal | Charges sociales |
|---|---|---|---|
| Entreprise individuelle | Travailleur non salarié (TNS) | Impôt sur le revenu (IR) | ~45 % du revenu net |
| SELARL/EURL | Travailleur non salarié (TNS) | Choix entre IR et IS | ~45 % du revenu net |
| SASU | Assimilé salarié | Impôt sur les sociétés (IS) | ~62 % du salaire brut |
Le président de SASU bénéficie du régime général de la Sécurité sociale. Il bénéficie d’une couverture comparable à celle des salariés, incluant maladie, retraite et accidents du travail. Il ne cotise pas pour l’assurance chômage sauf adhésion volontaire.
La SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut. Le taux normal est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % applicable sur les 42 500 premiers euros de bénéfice sous conditions. Les dividendes distribués sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.
La rémunération combine salaire et dividendes. Le salaire génère des cotisations sociales mais offre une protection sociale. Les dividendes sont exonérés de charges sociales mais ne donnent pas droit à une couverture. L’équilibre dépend de la situation personnelle et des priorités du thérapeute.
La transmission s’effectue par cession d’actions. Le capital divisé en actions permet une transmission simplifiée. L’acte de cession doit mentionner l’identité des parties, le nombre d’actions, le prix et les modalités de paiement. La transformation en SAS est automatique à l’arrivée d’un nouvel associé.
Les avantages et contraintes résident dans la responsabilité limitée, la flexibilité statutaire et la protection sociale renforcée. Les contraintes incluent des charges sociales plus élevées que sous le statut TNS et une gestion administrative plus complexe comparativement à la micro-entreprise.
Comparatif
Le choix entre ces structures dépend principalement du volume d’activité et protection patrimoniale et des objectifs de développement. Les micro-entrepreneurs et EI conviennent aux débutants et aux activités modestes, tandis que les sociétés (EURL, SELARL, SASU) attirent les praticiens établis cherchant protection et optimisation. Les prix varient considérablement, depuis la quasi-gratuité de l’auto-entreprise jusqu’aux frais substantiels de constitution des SEL, entre 1500€ et 3000€.
| Forme juridique | Avantages | Inconvénients | Régime fiscal | Protection sociale |
|---|---|---|---|---|
| Entreprise Individuelle (EI) | Gestion simplifiée, formalités réduites | Responsabilité personnelle avant mai 2022 | Impôt sur le revenu (IR) | Travailleur non salarié (TNS) |
| Micro-entreprise | Administratif allégé, abattement forfaitaire | Plafonds limités à 77 700 € | Régime micro-BNC | Travailleur non salarié (TNS) |
| EURL | Responsabilité limitée au capital | Formalités plus complexes | Choix entre IR et IS | Travailleur non salarié (TNS) |
| SELARL | Patrimoine protégé, optimisation fiscale | Monodisciplinarité obligatoire | Impôt sur les sociétés (IS) | Travailleur non salarié (TNS) |
| SASU | Statut flexible, protection renforcée | Charges sociales élevées | Impôt sur les sociétés (IS) | Assimilé salarié |
Opter pour la bonne structure juridique représente un choix important pour votre exercice thérapeutique. Entre simplicité administrative et protection patrimoniale, chaque statut répond à des besoins spécifiques. Anticiper cette étape, c’est garantir la pérennité de votre cabinet et la sérénité dans votre accompagnement professionnel. Votre pratique mérite un cadre adapté, vecteur d’équilibre financier et de reconnaissance.
FAQ
Comment se déclarer thérapeute ?
Pour se déclarer thérapeute, il est essentiel de choisir un statut juridique adapté. Les options incluent l’entreprise individuelle (EI), le statut d’auto-entrepreneur (micro-entreprise), ou diverses formes de sociétés comme l’EURL, la SARL, la SASU ou la SAS. Le choix dépendra de votre chiffre d’affaires prévisionnel, de vos besoins en matière de protection sociale et de votre niveau de responsabilité personnelle.
Bien que la démarche de déclaration soit généralement gratuite pour la micro-entreprise, certains prestataires proposent un accompagnement payant. Il est souvent recommandé de débuter en tant qu’auto-entrepreneur, surtout au commencement de l’activité, afin de simplifier les démarches administratives.
Qui a le droit de s’appeler thérapeute ?
En France, la profession de thérapeute n’est pas strictement réglementée, à l’exception du titre de psychothérapeute. L’utilisation de ce titre est protégée par la loi et réservée aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes, qui exige une formation théorique et un stage pratique.
Bien que l’exercice de la psychothérapie ne soit pas réglementé, il est crucial de noter que seul ceux qui répondent aux critères peuvent utiliser le titre de psychothérapeute. D’autres appellations comme psychopraticien ou thérapeute peuvent être utilisées sans diplôme spécifique, mais une formation de qualité est fortement recommandée pour établir la crédibilité auprès des clients.
Est-il possible de devenir thérapeute sans diplôme ?
Oui, il est possible de devenir thérapeute sans diplôme, particulièrement dans les métiers du bien-être. Cependant, le titre de psychothérapeute est protégé et réglementé, nécessitant une inscription au registre national des psychothérapeutes, avec une formation théorique et un stage pratique.
Comment lancer son activité de thérapeute ?
Pour lancer son activité de thérapeute, plusieurs étapes clés sont à suivre. Il faut commencer par choisir un statut juridique adapté, comme l’entreprise individuelle (EI), l’auto-entreprise (micro-entreprise), ou une société (EURL, SASU, SELARL). Le choix dépendra de la situation personnelle, des besoins et des objectifs du thérapeute.
Il est également important de créer un site web pour présenter les services et faciliter la prise de rendez-vous. Se faire connaître est crucial, en utilisant des supports de communication et en développant une présence en ligne. Enfin, il faut s’assurer du respect des obligations déontologiques pour exercer en toute légalité.
Quelles assurances sont obligatoires pour un thérapeute ?
En France, un thérapeute (qu’il soit psychopraticien, sophrologue, coach, naturopathe, etc.) doit obligatoirement souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Elle couvre les dommages que vous pourriez causer à un client dans le cadre de votre activité (ex. : chute, erreur dans un accompagnement, etc.).
Il est aussi fortement recommandé d’avoir :
- une responsabilité civile exploitation, souvent incluse dans la RC Pro, qui couvre les incidents liés à l’accueil dans votre cabinet ;
- une assurance multirisque professionnelle si vous avez un local ou du matériel ;
- une assurance auto professionnelle si vous utilisez votre véhicule pour des déplacements professionnels ;
- une protection juridique, utile en cas de litige.
Même si certaines ne sont pas obligatoires, elles sont vivement conseillées pour exercer sereinement.
Comment gérer la TVA en tant que thérapeute ?
En général, les prestations de soins à la personne réalisées par les psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes sont exonérées de TVA, à condition qu’ils soient autorisés à utiliser légalement ces titres. Cette exonération est soumise à la détention des diplômes requis pour être recruté dans la fonction publique hospitalière.
Cependant, un acte de médecine ou de chirurgie esthétique non pris en charge par la sécurité sociale et sans finalité thérapeutique avérée est soumis à la TVA. Au démarrage de l’activité, il est possible d’opter pour la franchise en base de TVA, ce qui dispense de cette taxe.